Fadi Azzam, écrivain syrien

Fadi Azzam

Fadi Azzam

Écrivain et romancier syrien, né à Soueida en 1983, il a terminé ses études littéraires à l’Université de Damas en 1998. Depuis il a publié plusieurs articles et réflexions dans la presse arabe. Les Para-idées : Les Bas-fonds  est le titre de son premier recueil poétique. Mais son premier roman Saramada a marqué l’histoire littéraire. Dans ce roman, il excelle dans la narration et la description des lieux découverts, des récits qui s’y attachent, ainsi que l’âme humaine et ses tiraillements qu’il parvient à illustrer à merveilles.

Sarmada est un livre qui invite à voyager au-delà de la réalité, vers les mythes et l’imaginaire, le réel et le para-réel, vers la femme, son monde magique, vers Dieu et ses miracles. Dans ce roman qui a été inscrit sur la longue liste du Prix Poker des livres, on se voit plongé avec plaisir dans une problématique sans aucune réponse : combien de vies vit-on ?

Dans l’inoubliable Sarmada, Azzam fait preuve d’un grand talent en s’identifiant à la femme, « cet être humain si différent et si semblable à la fois ». D’ailleurs Azzam ne trouve aucune différence entre homme et femme définissant les deux par le simple  « être humain ». Au fur et à mesure que l’on progresse dans la lecture du livre, on découvre des mondes irréels qui nous rappellent les mondes imaginaires de Gabriel Garcia Marquiz.

Une fois la lecture est terminée, ce livre ne nous quitte plus, il nous accompagne et crée en nous mille et mille interrogations sur l’homme, la femme, la vie et la mort, la vérité et l’humanité.

Un roman qui nous permet de réfléchir sur la valeur de la vie et sur sa réalité. C’est d’ailleurs pour cette raison que cet ouvrage a été interdit dans le pays natal d l’écrivain ; ce pays où l’on tue la vérité, la liberté et l’on condamne les livres qui nous encouragent à voir les choses telles qu’elles sont. Un pays où l’on interdit tout livre qui nous permet d’ouvrir nos yeux. Ainsi, les syriens sont comme les aveugles dans le roman de Josée Saramago L’aveuglement, qui après quarante années dans les ténèbres, ont enfin ouvert les yeux pour voir la réalité.

Par Amal Farid

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