Jaber Al-Azmeh, la photographie érigée en art

Le photographe syrien Jaber Al-Azmeh est né en 1973 à Damas. Il fait ses études à l’Ecole des Beaux-Arts à Damas, département de communications visuelles. En 1998, il prend la direction du département des médias et de la mode dans les studios « Pro-line ». En 2006, il commence à enseigner l’art de la photographie à l’Université internationale des sciences et de la technologie à Damas.Lors de sa première exposition nommée, « Métaphores », organisée à la Galerie Atassi à Damas en 2009, il choisit le thème du cheval, en noir et blanc. Jaber se concentre sur les petits détails pour les mettre en relief et accentuer leur présence, ce qui rend son approche photographique similaire à celle des arts plastiques. Sa vision de ce qui l’entoure reflète à la fois sa mentalité et sa personnalité. De sa première exposition il dit par exemple : « Les chevaux dans mes œuvres ne représentent pas forcément des chevaux. La photographie est un art qui permet à celui qui regarde de voir le message selon son imagination et sa propre vision. »

En 2011, il fait une exposition chez « Green Art » à Dubai, sous le nom « Traces humaines », où il expose ses tableaux en binômes pour exprimer la double relation entre l’homme et le temps. Ses œuvres présentent alors tout ce qui est oublié et ancien, comme une vieille maison, un objet en fer rouillé ou une porte cassée. Il recherche des empreintes d’un monde disparu en le contrastant par des touches de couleur vives du présent. D’autres expositions suivront dans cette même galerie : « Blessures » en 2012 et « La résurrection » en 2014.

Jaber al-Azmeh participe également à différentes expositions collectives et événements autour de la photographie : Shattered Beauty, à 8 Gallery, (Londres, 2013), Syriart : 101 œuvres pour la Syrie, Institut du Monde arabe (Paris, 2013), Et pourtant, ils créent, à l’Institut des Cultures de l’Islam (Paris, 2014), KunstStoff Syrien, au Forum Factory (Berlin, 2014)… Il réside actuellement à Doha, au Qatar.

En fait, ce qui distingue la production de Jaber Al-Azmeh, c’est son travail thématique. Ces photographies « flashées » au filtre rouge et ombres noires sont désormais célèbres pour leur caractère graphique. Son dernier projet nommé « Journal » consiste à photographier des personnalités syriennes diverses à l’intérieur et à l’extérieur de la Syrie, tenant le journal syrien local « Al-Baas » à l’envers et formulant chacune un commentaire en un seul mot…

Site de l’artiste www.jaberalazmeh.com
Page de l’artiste sur le site de Green Art

Par Nemat Atassi et Racha Abazied

Référence :
Brooks, Katherine. Artist Jaber Al Azmeh Portrays Personal Accounts Of The Syrian Revolution In ‘Wounds’. Huffington Post, 10 septembre, 2012.

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