Maisons damascènes

Bâties à l’écart de l’agitation des souks, les maisons de la vieille ville de Damas intra-muros sont conçues dans le style des maisons à patio pour protéger la tranquillité des occupants et s’adapter aux changements de saisons. La maison est protégée de la rue par des murs le plus souvent aveugles, du moins au rez-de-chaussée. Ses ailes entourent une cour intérieure que l’entrée typique dérobe des regards et sur laquelle donnent portes et fenêtres. La cour dallée est dotée d’un bassin et typiquement agrémentée de lauriers, de bigaradiers, de citronniers, de cédratiers, de rosiers et de jasmin.

La pièce centrale de la maison damascène est un proche ouvert que l’on appelle al-Liwan (galerie). Élevée sur une hauteur de deux marches et orienté au nord pour bénéficier de la fraîcheur, al-Liwan est le salon d’été depuis lequel on peut apprécier la cour. En hiver, la famille fait usage du salon principal, al-Qua’aa (salle), situé en face d’al-Liwan.

Les autres pièces du rez-de-chaussée et du niveau supérieur de la maison n’étant pas spécialisées, la famille peut encore atténuer les rigueurs des saisons en se déplaçant d’une pièce à une autre et d’un niveau à un autre. Certaines maisons possèdent des « avions » ; at-Tayyara (avion) est une pièce construite au troisième niveau donnant vue sur le quartier. Les pièces donnant sur la cour sont souvent richement décorées ; des mosaïques de marbre à motifs géométriques, des plafonds recouverts de boiseries en arabesques, des meubles en bois incrusté de nacre, …

Les photographies de cet album datent de la fin du 19ème siècle et sont pour la plupart prises par Félix Bonfils. Elles montrent des cours intérieures, des salons d’hiver (Qua’aa) et des salons d’été (Liwan).

Par Sawsan A.

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