« Visions d’exil », festival à ne pas manquer !

Visions d’exil est un événement artistique pluridisciplinaire qui a lieu au Musée national de l’histoire de l’immigration et que nous avons été enchantés de découvrir. Le festival est organisé en partenariat avec « L’atelier des artistes en exil » basé à Paris.

Concerts, performances, ateliers, débats, rencontres et projections de films se sont déroulés entre le 10 et le 18 novembre 2017. Toutes ces activités traitent du même sujet, l’exil, ses problèmes, impacts psychologiques, linguistiques et son influence sur la production d’artistes de nationalités différentes, tous réfugiés en France.

Nous avons été particulièrement émus par l’exposition d’art contemporain, partie centrale du festival, et que l’on peut encore visiter jusqu’au 26 novembre 2017.

Bissan al Charif, artiste syrienne, émerveille le public avec son installation inédite (Sham), dédiée à sa fille. Elle fait revivre sa ville, Damas, à travers les souvenirs d’enfants syriens réfugiés en France. Bissan illustre ces souvenirs dans des grands livres portant les noms des enfants. Chaque enfant raconte ses souvenirs d’un pays et d’une vie perdue avec des phrases simples accompagnées de magnifiques dessins et de sons divers qui plongent le spectateur dans une réalité sublimée.

Cette magnifique installation nous montre comment des enfants réfugiés vivent l’exil et comment ils réagissent avec leur mémoire. Bissan parvient à toucher le public par sa transparence et sa sensibilité artistique singulière.

L’artiste afghane Kubra Khademi présente une performance  montrant la mort de l’humanité avec celle de l’enfant kurde Aylan, retrouvé noyé sur une plage alors qu’il tentait de rejoindre une nouvelle vie. Tandis que l’artiste iranien Mehdi Yarmohammadi réalise une œuvre superbe montrant la mère, la nouvelle terre et la nouvelle patrie. L’artiste azerbaïdjanais quant à lui, présente avec des œuvres de collages sa vision de l’exil et ses problèmes. Enfin, le photographe Samer Salameh, et la réalisatrice syrienne Halla Al Abdallah projettent le film 194, nous enfants du camp qui documente la lutte, la vie et l’espoir de cinq personnalités dans le camp palestinien de Yarmouk, près de Damas.

Cet événement est organisé en partenariat de « l’atelier des artistes en exil », qui offre un espace de travail pour les artistes exilés, les accompagnent dans leurs démarche en fonction de leur situation et leurs besoins, enfin il les met en relation avec des professionnels afin de leur donner les moyens de se restructurer.

Un événement que nous vous recommandons vivement !
Pour plus d’inforlmations : Festival « Visions d’exil »

Par Nemat Atassi

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